Cette année, ZH Festival fête ses 10 ans! DÉJÀ! Pour célébrer le tout, le festival, qui se déroulera du 17 juillet au 11 août 2018, lance sa programmation dans laquelle on retrouve du théâtre, de la danse, de la performance et de la musique. Encore une fois, l’audace est au rendez-vous dans MHM et nous en avons parlé avec la directrice générale et artistique, également fondatrice du festival, Mellissa Larivière. « C’est important pour moi de ne pas catégoriser les artistes ou de me confiner à un seul genre de projets. Je ne veux pas que les gens essaient de fitter dans notre programmation. Je veux de la pertinence et je veux sentir que les artistes sont rendus à tester le matériel. ZH est une étape dans la création et j’ai envie que les projets se poursuivent. »

Ne pas avoir froid aux yeux

On retrouve dans la programmation GENDERF*CKER, une création de Pascale Drevillon, qui se veut un questionnement sur les genres et leur construction sociale. Le festival s’ouvre aussi sur le monde! D’abord avec Umanishish de Xavier Huard, dans lequel on verra sur scène Soleil Launière, une artiste innue, et un dispositif scénique de Gonzalo Soldi, d’origine péruvienne. On en remet avec Mireille Camier, qui présentera son projet Give Me A Revolution où des artistes de quatre villes, Montréal, Barcelone, Téhéran et Tunis, seront en relation.

Parlant d’échanges à l’international, cette année, une collaboration avec le Festival Quatre Chemins de Haïti aura lieu. Elle regroupe Mellissa Larivière, Mélanie Demers et Xavier Huard au sein d’un même projet. Cette résidence sera suivie par une résidence à Haïti pour poursuivre la création. Larivière en rajoute : « Ç’a toujours été comme ça. On en avait fait une il y a 5 ans avec un autre organisme. On espère pouvoir établir des partenariats à long terme avec d’autres pays, comme Haïti, autres que l’Europe. »

Un tremplin et non une fin en soi

L’une des visées derrière le festival est celle de la continuité et du tremplin pour des artistes de la relève. À ce compte, Kink de Frédéric Sasseville-Painchaud et Pascale St-Onge revient en résidence puisqu’ils seront à L’Espace Libre en 2018-2019. Voilà un exemple de spectacle qui a gradué de ZH pour se retrouver au final dans une salle de théâtre. Même son de cloche du côté de la compagnie Ceci n’est pas du vin, qui poursuivra le projet Jaunes et rouges brillent les étoiles, présenté originalement lors de l’édition 2017.

Cette année, le festival change aussi un peu de cap dans son approche de la musique. « Encore une fois, je me demande en quoi la présence au festival va aider un artiste. Il y a des festivals comme Les Francouvertes qui soutiennent déjà bien le milieu de la relève. Le but était d’offrir son premier vrai stage, mais maintenant Les Francos offrent des vitrines intéressantes. Et le web aussi leur permet de se faire connaître d’autres façons. » Par contre, le festival offre une place à Simon Trottier (Timber Timbre), qui sera accompagné visuellement par Joël Vaudreuil (Avec pas d’casque). Ce spectacle, plus exploratoire, offre un plateau pour essayer des concepts un peu plus hors norme ».

C’est la fête!

Rajoutez à la programmation Emmanuel Robichaud, qui mettra en scène un texte de Maxime Brillon intitulé tertuliaNebula, un projet qui plonge le spectateur au milieu d’un environnement de jeu vidéo centré sur le verbe. La société Baroque présentera L’amour au 21e siècle (selon Wikihow), une comédie musicale où Tinder se frotte à l’amour chevaleresque.

On célébrera cette 10e édition de ZH festival avec plaisir. Et on leur en souhaite 10 autres!

ZH Festival se tiendra du 17 juillet au 11 août 2018. Pour connaître les détails de la programmation, c’est par ici