De beaux projets de médiation culturelle ont eu lieu dans l’arrondissement de MHM au courant de la dernière année. En voici deux qui ont retenu l’attention : Percufolies et le projet de documentaire avec les étudiants de l’école Chomedey-De Maisonneuve.

Débutons par Percufolies, dont l’instigateur est Simon Ampleman, danseur et médiateur culturel. L’an dernier, Ampleman, en collaboration avec Hugo Rivest, enseignant en musique à l’école secondaire Louis-Riel, a monté un projet pour intéresser les élèves aux percussions. Avec l’aide de l’artiste Gotta Lago, originaire de la Côte d’Ivoire, ils ont lancé l’idée d’un spectacle de percussions. Et voilà que ça a fait boule de neige! Ainsi, le groupe a pu présenter le fruit de son labeur devant une foule impressionnante de 800 élèves cet été! Dans le cadre de ce projet, les élèves ont passé à travers un processus de création épaulés par Gotta Lago, qui servait de guide tout en partageant son expérience dans le domaine. Un processus de la sorte est très formateur parce qu’il permet d’en apprendre beaucoup sur soi-même. La musique est une histoire de pratique; l’essai et l’erreur sont très importants.

L’apprentissage par l’art en est un légèrement différent des matières plus conventionnelles. Il n’y a pas de notes attribuées au résultat. Il faut tout simplement arriver à le faire sur scène. Ça peut paraître plus stressant, mais pour certains élèves, c’est libérateur. Et quoi faire, maintenant? Eh bien, Ampleman travaille déjà à un nouveau projet qui en est à ses balbutiements. En compagnie de Jean Léger, cette fois-ci, il aimerait mettre de l’avant un projet qui s’adresse plus particulièrement aux enfants en difficultés d’apprentissage. Parfois, on peut avoir de la difficulté avec les mathématiques et briller sur une piste de danse. Il faut dire que Léger a déjà une expertise dans le domaine, notamment parce qu’il a mis sur pied des activités semblables avec des élèves atteints de différentes conditions à l’école John-F.-Kennedy dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal.

Découvrir le documentaire

Le second projet de médiation culturelle concerne la découverte du documentaire avec les élèves de l’école secondaire Chomedey-De Maisonneuve, réalisé en collaboration avec la maison de la culture Maisonneuve. Nous avons rejoint cette fois-ci Isabelle Boisvert, la coordonnatrice en médiation culturelle de l’arrondissement, qui trouvait pertinent d’orienter le projet en phase avec la culture cinématographique qui existe déjà dans le quartier, avec notamment le festival Porc-Épic. « Le documentaire, c’est la genèse de notre cinéma québécois et c’est très peu connu au sein des jeunes. Ils vont plutôt aller voir des productions américaines à gros budget. »

En compagnie de Québec Cinéma, les étudiants ont pu aborder le documentaire et plus précisément les racines du genre ici au Québec. Ils ont aussi visité des institutions telles que Radio-Canada et des organismes qui œuvrent dans le domaine. De plus, ils ont pu visionner plus de dix films et parfois même rencontrer les cinéastes derrière les oeuvres. Cela permet de créer une discussion autour des films avec la trentaine d’élèves par classe. Ça ne s’arrête pas là, puisqu’ils ont également visionné de courts documentaires sur la culture autochtone, un des volets qui a suscité le plus d’intérêt chez eux. Tout cela a mené à la réalisation d’un mini-documentaire qui relate leur expérience d’élève à Chomedey-De Maisonneuve. « Ça les sort du cadre académique et ça leur permet de voir les choses autrement. Ça leur apprend aussi que la maison de la culture est à côté et que c’est un lieu accessible. »