Crédit photo : Krystel V Morin

En ce mois de la nutrition qui s’amorce, la bibliothèque Mercier vous invite à considérer l’alimentation d’un point de vue aussi réjouissant que rafraichissant le 17 mars prochain : par l’agrotourisme avec la nutritionniste Julie Aubé.

Quel est le lien, vous demandez-vous? Pour la conférencière, visiter ceux qui produisent nos aliments permet d’insuffler une dose de plaisir et de découverte aux notions de saine alimentation. « Il y a plein de façons d’être nutritionniste, et elles sont toutes essentielles, affirme-t-elle. La nutrition, c’est tellement vaste! » En choisissant l’angle de l’agriculture et de la rencontre avec les producteurs, une voie traditionnellement peu abordée par la nutrition, Julie Aubé peut toucher à la santé d’un point de vue plus global, et surtout, sans trace de culpabilité. « Le contexte de plaisir est très important pour tout ce qui est apprentissage, et c’est vrai autant pour les enfants que les adultes ».

Julie Aubé - Crédit photo : Marie-des-Neiges Magnan

Julie Aubé – Crédit photo : Marie des Neiges Magnan

Sa conférence est construite en ce sens : elle explore avec le public dix concepts qui sont en lien avec l’agrotourisme de manière positive, « des bonnes raisons pour mettre cette activité-là à notre menu plus souvent ». Chaque concept est accompagné de nombreux exemples et suggestions de sorties agrotouristiques, ce qui fait que tous ceux qui assisteront à sa conférence du 17 mars prochain repartiront avec un carnet de visites bien rempli… et des fourmis dans les jambes!

Il faut dire que Julie Aubé est bien placée pour faire de telles suggestions : son livre Prenez le champ! est une invitation à « associer des histoires, des visages et des paysages aux aliments qu’on consomme » en 90 portraits de producteurs et environ 150 suggestions d’entreprises à visiter au Québec lors d’escapades gourmandes. Sa conférence est l’une des nombreuses déclinaisons de son message, qu’elle porte aussi à travers de nombreux articles, son site web et une série d’événements en milieu agricole aussi ludiques que savoureux.

Ce qu’elle souhaite par dessus tout, c’est de contribuer à « retisser le lien qui s’est effrité au courant des dernières dizaines d’années, avec les gens qui quittent les campagnes pour  vivre en ville ou en banlieue, ou les grandes surfaces donnant accès à tous les aliments en toutes saisons. » Sans culpabiliser les gens qui font leurs achats dans des grandes surfaces, pour qui les aliments sont « devenu[s] des marques et non plus des visages, des histoires ou des connaissances », elle souhaite donner envie de créer de délicieuses nouvelles habitudes, une escapade à la fois.

Crédit photo : Krystel V Morin

Crédit photo : Krystel V Morin

Pour la nutritionniste, bien se nourrir est aussi bon pour soi que pour son environnement et sa collectivité. En achetant directement au producteur, on prend soin de son corps en mettant la fraîcheur au menu : « Quand on mange des aliments de saison qui viennent  de près de chez nous, ils ont moins voyagé, ils ont moins été entreposés : il y a une fraîcheur qui est intéressante d’un point de vue nutritionnel », explique-t-elle. Sans compter que « ce qu’on ramène à la maison, ce sont des aliments de base. Ça nous amène à cuisiner davantage à la maison, et ça, c’est certainement l’une des choses parmi les plus significatives qu’on puisse faire pour notre santé. »

En bout de ligne, Julie Aubé souhaite « donner de la valeur à la chance qu’on a d’avoir ces aliments-là dans notre assiette. » En l’écoutant nous partager sa vision avec un enthousiasme plus que communicatif, on sent nos jambes picoter et l’envie d’agir nous gagner. Parce qu’en créant un lien avec ceux qui produisent ce que l’on mange, « l’aliment n’est plus quelque chose d’anonyme : il se dote d’une grande valeur, parce qu’on a pris conscience de tout le travail, de tout l’amour qu’il y a derrière ce produit-là. »

Pour en apprendre davantage et avoir envie de découvrir les beautés agrotouristiques du Québec à votre tour cet été, l’invitation est lancée :

10 raisons d’être agrotouriste, une conférence de Julie Aubé à la bibliothèque Mercier

Le 17 mars, de 14 h à 15 h 30