Le 375e anniversaire de Montréal bat son plein ! À l’occasion de cette année de célébration, Culture MHM se penche chaque mois sur l’un des projets culturels qui auront lieu dans notre arrondissement, afin d’en connaître davantage sur ces initiatives et les gens qui les ont mises sur pied.

Ce mois-ci, nous nous penchons sur le projet Pendant ce temps-là à Montréal, une série de spectacles qui présenteront des personnages historiques du quartier. Nous avons discuté avec Fleur Zambaux, coordonnatrice du projet.

1) En quelques mots, comment décririez-vous votre projet ? 

Pendant ce temps-là à Montréal est un projet de médiation culturelle et de création artistique dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Nous avons demandé à cinq artistes et collectifs, Marie-Hélène Chaussé, Félix-Antoine Boutin et Gabriel Plante, Andrea Peña et le Red Urban Project, Eric Noël ainsi que La Criée, de créer des spectacles inspirés de lieux et de personnages historiques du quartier. Ils dévoileront leurs créations en danse, théâtre, performance, musique et poésie en invitant les spectateurs à découvrir différentes facettes du quartier. Nous allons explorer avec eux l’histoire du quartier, passée et présente, à travers un après-midi artistique et convivial le 12 août prochain au parc Morgan et à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier.

De manière continue, entre 14 h et 19 h, les spectateurs découvriront, entre autres, l’histoire véridique et inventée de la Femme d’un vieux quartier, des installations sonores et vidéo qui questionnent le City Beautiful (mouvement urbanistique né en 1914), un ballet vertical à la beauté baroque inspiré de Guido Molinari, une chorégraphie entre mémoire des Premières Nations et identité contemporaine, un texte qui parle de gentrification, d’immigration, de prostitution, de drogue, d’alcool et de hockey, et, finalement, un marathon poétique et musical pour déclamer et scander le quartier.

2) À qui s’adresse ce projet ?  (tranche d’âge, sexe, intérêts, etc.) 

À tous ! Tout le monde peut découvrir et apprécier les spectacles présentés, passer du bon temps sur la terrasse et le bar, que l’on va monter devant le Théâtre Denise-Pelletier, pique-niquer dans le parc entre deux activités, ou encore participer aux ateliers de La Criée.

3) Qu’est-ce qui vous a inspiré cette idée de projet ? 

L’idée nous est venue de l’envie de raconter l’histoire du quartier tout en livrant sur lui différents regards à travers des créations artistiques contemporaines. L’apport et les connaissances incroyables de l’Atelier d’histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve nous ont, par exemple, permis de redécouvrir des histoires, des lieux et des personnages qu’on aurait pu oublier alors qu’ils sont partout autour de nous. Le Théâtre Denise-Pelletier était notamment un ancien cinéma appelé le Granada, et la maison de la culture Maisonneuve, où est accueilli ZH Festival, une ancienne caserne de pompiers. Nous avons aussi redécouvert les rôles que la femme a joués à travers les âges (de la couturière, à la mère au foyer, à l’entrepreneure), les origines autochtones d’Hochelaga, et toute l’œuvre de l’artiste Guido Molinari, qui a eu son atelier sur Sainte-Catherine pendant des années.

4) En quoi ce projet s’inscrit-il dans l’identité du quartier ? 

Le projet représente de multiples voix et visions d’Hochelaga-Maisonneuve. Celles des habitants, des organismes culturels et communautaires, des artistes, des personnages et des lieux du quartier. L’Atelier d’histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a, dans un premier temps, documenté l’ensemble des artistes de sa précieuse expertise historique du quartier. Dans un deuxième temps, Création Sauvage a mis en place des ateliers de pratique artistique en partenariat avec la Maison des Enfants, le CCSE Maisonneuve et le Centre des jeunes Boyce-Viau. D’un côté, les plus jeunes enfants ont été amenés à se projeter dans la ville idéale du futur par l’entremise de mises en situation créatives, tandis que les plus vieux ont été initiés à la création vidéo et à la poésie tout en explorant leur lien d’appartenance au quartier.

Nous aimons Hochelaga sous toutes ses coutures et nous avons envie de le raconter et de le faire entendre !

5) Comment votre projet prendra-t-il possession du lieu où il se déroulera ? 

Nous avons la grande chance d’investir le parc Morgan et le Théâtre Denise-Pelletier. Tout l’après-midi, nous invitons les gens à profiter des spectacles en plein air et à la Salle Fred-Barry, à se rafraîchir à la terrasse qu’on monte pour l’occasion, à venir pique-niquer en famille ou entre amis.

6) Le projet crée-t-il un pont entre le passé et le présent ? 

Absolument. Les créations sont inspirées de la mémoire et des lieux du quartier, mais sont également contemporaines et ancrées dans le présent. Par exemple, la chorégraphie, réalisée en étroite collaboration par la talentueuse Andrea Peña et des danseurs autochtones du Red Urban Project, raconte l’histoire d’Hochelaga en tant que cité contemporaine d’aujourd’hui, mais aussi en tant que mémoire du village disparu des Premières Nations.

7) Que souhaitez-vous susciter chez les spectateurs ? 

On cherche plusieurs choses à la fois. Que les spectateurs, qu’ils viennent du quartier ou d’ailleurs, profitent d’une belle journée d’été pour se rassembler et découvrir des œuvres qui célèbrent la diversité du quartier. On associe le côté convivial à l’histoire et à la création artistique contemporaine.

Affiche par Audrey Beaulé

Pendant ce temps-là à Montréal est un événement de la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal. Pour plus de renseignements au sujet du projet, visitez le site web du 375e.