La programmation automnale de Station Vu est maintenant connue, et le moins qu’on puisse dire, c’est que la variété sera au rendez-vous. Nous nous sommes entretenus avec la coordonnatrice du cinéma de quartier, Julie-Andrée Héroux, pour discuter de ce qui attend les cinéphiles au courant de l’automne dans Mercier. En plus des titres annoncés, elle nous a révélé quelques scoops!

Une vitrine pour le cinéma québécois

Déjà, la programmation de septembre est aussi intéressante pour ses films québécois que les internationaux. De plus, les rencontres avec les artisans du milieu cinématographique occupent toujours une place de choix dans la mission de Station Vu. D’ailleurs, le 8 septembre dernier, une projection de C’est le cœur qui meurt en dernier a eu lieu en compagnie du réalisateur Alexis Durand-Brault et de la comédienne Sophie Lorain.

C’est d’abord et avant tout le cinéma d’ici qui tient à cœur à l’organisation, comme nous l’explique Mme Héroux : « On veut lui donner une vitrine parce qu’on trouve malheureusement que les films québécois sont difficiles à voir sur grand écran : ils ne restent pas longtemps à l’affiche, il n’y a pas beaucoup de lieux de diffusion. Dans l’Est, on est les seuls et on est fiers de l’être. On se bat depuis des années malgré nos ressources restreintes. »

Justement, parlons des sorties québécoises qu’on pourra retrouver chez Station Vu cet automne. Le Problème d’infiltration de Robert Morin, qui est à l’affiche en ce moment et qui ne cesse de récolter des fleurs, sera de la partie. Le petit nouveau de la Montréalaise Léa Pool, Et au pire, on se mariera, sera sur les écrans d’ici la fin de l’automne. Les Rois Mongols de Luc Picard sera aussi à l’affiche cet automne. Rappelons que celui-ci a été tourné dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Ce sera une belle occasion de voir des lieux de l’arrondissement sur grand écran.

Les Affamés de Robin Aubert, qui a remporté le prix du meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto, sera de la partie. L’adaptation du roman de Gaétan Soucy, La petite fille qui aimait trop les allumettes, scénarisée et réalisée par Simon Lavoie, sera à l’affiche en novembre. Finalement, Francis Leclerc a repris le premier roman de son père Félix Leclerc, Pieds nus dans l’aube. Le film raconte l’enfance du père à travers la lentille du fils. Une oeuvre à ne pas manquer.

Du cinéma international pour plaire à plus d’un passionné

L’international n’est pas en reste. Le dernier film mettant en vedette Fabrice Luchini, Ma Loute, sera présenté les 28 et 30 septembre prochains. Et plus tard cet automne, on pourra voir Rumble, un documentaire qui explore l’apport des Amérindiens dans la culture musicale américaine. Découvrez comment certains artistes amérindiens ont influencé le blues, le rock et une bonne partie de la culture musicale contemporaine.

Nouvelle mission de découverte

Finalement, comme le fait remarquer Julie-Andrée Héroux, Station Vu a aussi une mission d’éducation. « On a ajouté un nouveau volet cette année. On voulait pousser plus loin au niveau de la découverte du cinéma. On s’est donné comme mission d’intégrer à notre programmation une fois par mois un film destiné aux cinéphiles avisés. Un film beaucoup plus pointu. On veut le faire voir autant à des connaisseurs qu’à des gens qui ne s’affirment pas connaisseurs, mais qui sont curieux. »

Ce mois-ci, c’est Stalker, une fable russo-germanique qui date de 1979 et qui sera présentée le 29 septembre.

Décidément, les cinéphiles ne risquent pas de s’ennuyer cet automne à Station Vu. C’est le parfait moment pour planifier votre horaire ou encore devenir membre si vous ne l’êtes pas déjà. Cela vous permet d’assister à l’assemblée annuelle des membres, de voter sur les décisions de l’organisme et d’épargner 2 $ sur chaque entrée. Tout cela pour la modique somme de 10 $!

Pour connaître les détails de la programmation, rendez-vous sur le site web de Station Vu.

Bon cinéma!