* Image tirée de l’exposition Être…en 2018

Les maisons de la culture Mercier et Maisonneuve présentent chacune une exposition fabuleuse au cours des prochaines semaines : la première explore l’art communicatif de la danse à l’aide de la photographie, la seconde s’interroge sur la signification d’exister de nos jours.

« Transformer la danse en moyen de communication universelle »

La maison de la culture Mercier propose une série de photographies dans son hall d’exposition, du 14 mars au 29 avril (entrée libre). Les œuvres présentées couvrent le travail du chorégraphe Jean Léger, qui donne depuis près de 15 ans des ateliers de danse à la maison de la culture Mercier, en partenariat avec Summit, une école d’éducation spécialisée. L’exposition Danse Inclusive offre donc un hommage au travail de M. Léger, ainsi qu’à ses années de dévouement, tout en dévoilant comment « la danse peut servir de moyen de communication universelle pour aider ces enfants aux besoins particuliers », indique Bruno Dos Santos, le photographe.

En effet, l’artiste explique que nombre d’enfants participant aux ateliers de M. Léger éprouvent des difficultés à s’exprimer, de même que des déficiences intellectuelles pouvant rendre ardue la communication de leurs besoins. Ainsi, la danse devient un moyen de communication et d’inclusion qui permet aux enfants d’exprimer aussi bien leurs besoins et leurs envies que leurs émotions. Comme l’explique M. Dos Santos, « chez ces enfants, tout comme chez les adultes dit normaux, il arrive que le manque de compétences pour exprimer ses émotions se traduise en agressivité. Et c’est exactement ces émotions, difficiles à exprimer, qui sont exposées dans cette exposition. »

La série de photographies permet de plonger le spectateur au cœur de ce travail et, pour le photographe, « l’idée principale derrière les clichés est d’exposer en image cette capacité qu’il [Jean Léger] a de transformer la danse en moyen de communication universelle. » Afin de découvrir ce témoignage photographique et profiter de cet hommage au merveilleux travail de M. Léger et de ses élèves, les résidents sont conviés au vernissage de l’exposition Danse Inclusive, le vendredi 29 mars à 12 h.

Qu’est-ce que signifie « Être », en 2018 ?

La maison de la culture Maisonneuve propose une exposition d’arts visuels au sein de la Galerie de la Zone Molinari, du 15 mars au 22 avril (entrée libre). Être … en 2018 explore l’identité à l’ère actuelle, à travers les œuvres de trois jeunes artistes de la relève. Comme la commissaire de l’exposition, Nicole Lemire, l’indique, « l’idée est de faire connaître de jeunes artistes, entre autres car ils touchent à des problématiques sociales. » De ce fait, l’exposition est une « porte ouverte sur la production des jeunes artistes » qui explore, en plus de leur talent, leurs préoccupations sociales. En effet, que ce soit notre manque d’attention envers la nature ou le temps, les œuvres de Être… en 2018 permettent de susciter la réflexion « sur le temps qui passe et comment les jeunes en 2018 se représentent et présentent une partie de leur monde. »

L’exposition propose les œuvres de Catherine Aboumrad, Thomas Brassard et Gabrielle Brochu. Ceux-ci partagent, à l’aide de l’art, leur vision du monde, de l’identité et du soi en 2018, dévoilant ainsi « trois univers de jeunes qui susciteront une réflexion sur ce que ça veut dire d’être en 2018 », d’après Mme Lemire. Celle-ci désire avant tout créer un espace de conversation autour de l’art et « faire réfléchir les gens à partir d’une projection qui les amène à plusieurs endroits. » Chacun des artistes partage avec le public un regard différent.

En effet, Gabrielle Brochu réfléchit à l’identité d’une jeune femme en 2018, comme, par exemple, avec un autoportrait exposant ce « qu’on montre de soi et dissimule. » Thomas Brassard explore ce que signifie être un jeune artiste en 2018, et comment « trouver sa voie à travers le monde artistique. » Enfin, les photographies de Catherine Aboumrad « rappellent qu’on vit sur la Terre » et montre la « nature qu’on voit et celle qu’on ne voit plus. » De plus, le long travail que représente chaque œuvre, comme le fait de garder immobile la caméra pendant plusieurs heures, établit un habile parallèle avec le temps qui passe, et porte un regard nostalgique sur notre rapport au temps.

Afin de profiter de cette invitation à la réflexion autour du temps, de la jeunesse, de la nostalgie et de l’identité, vous êtes conviés au vernissage de Être … en 2018, le vendredi 16 mars de 17h à 19h.