L’avenue Desjardins se fait belle entre les rues Ontario et La Fontaine cet été en devenant la Rue de la poésie pour une 5e année consécutive. Projet unique en son genre imaginé par des résidents d’Hochelaga-Maisonneuve, la Rue de la poésie allie poésie et embellissement urbain pour éveiller à la fois la fibre artistique, mais aussi le pouce vert du voisinage.

En 2012, la maison de la culture Maisonneuve, des résidents de l’avenue Desjardins, des poètes d’Hochelaga-Maisonneuve et plusieurs autres organismes actifs dans le quartier ont souhaité s’impliquer et donner un second souffle à la vie culturelle de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. «Deux citoyens du quartier, Marcel Major et Pierre Larivière, ce dernier également agent culturel dans le quartier, ont mis sur pied le projet. Ils avaient comme point de départ l’embellissement de la rue afin d’en faire une rue agréable», explique Guillaume Genest-Turcot, responsable de l’édition actuelle. De là est née l’idée de faire une pierre deux coups en diffusant le travail de citoyens poètes dans l’âme et en égayant l’apparence de l’avenue Desjardins.

Cinq ans plus tard, l’initiative est devenue un incontournable estival qui attire non seulement les résidents du quartier, mais aussi des amateurs de poésie ou de simples promeneurs du dimanche d’un peu partout à Montréal. «Le but est d’inciter les résidents de l’avenue à devenir eux-mêmes les acteurs du projet en les faisant participer au verdissement de la rue et aux activités organisées dans le cadre de la Rue de la Poésie, tout en favorisant la rencontre de l’art, des artistes et des citoyens du quartier», ajoute Guillaume Genest-Turcot.

Si la Rue est surtout active pendant l’été, les poèmes sont affichés 365 jours par année. Trônant sur un carré d’arbre ou imprimés sur des rubans attachés à l’écorce des arbres, la plupart des poèmes sont assez courts, mais on publie de tout, que ce soit des haikus, de la prose, des alexandrins ou des vers libres.

Une panoplie d’événements à saveur poétique gravitent également autour de la Rue durant l’été. «Chaque été, nous rajoutons quelques éléments nouveaux avec les citoyens habitant cette rue, tels que la corde à linge, le micro-ouvert, la lecture sur les balcons, la lecture aux flambeaux ou la bibliothèque à poèmes». Les citoyens pourront entre autres participer à une distribution de pots de fleurs afin de contribuer à la verdure si précieuse en ville, en plus de prendre part au pique-niques poésie.

La Rue s’inscrit naturellement dans la programmation du Festival de la poésie de Montréal 2016. Entre les bâtiments de la maison de la culture et de la bibliothèque Maisonneuve, Jonathan Lamy, poète impliqué dans le projet, animera une visite guidée de l’avenue Desjardins. Comme nouveauté cette année, Sentier Urbain, l’Éco-quartier Hochelaga et le Jardin communautaire de Mercier participeront pour la toute première fois à la Rue de la poésie.  

Pour cette 5e édition, en guise de nouveautés, Guillaume Genest-Turcot prévoit une marche silencieuse réunissant les poèmes d’années précédentes, des codes QR que les gens pourront « numériser » à l’aide de leurs cellulaires afin d’entendre la version audio ou de relire le poème plus tard sur leur écran. De la musique improvisée agrémentera également la lecture des poèmes.

À la nuit tombée, les festivités se poursuivent avec des soirées culturelles, de l’animation et des lectures extérieures au flambeau. Le 18 juin marquera le lancement de la nouvelle édition durant laquelle la corde à poèmes, la décoration poétique du piano public et le micro ouvert seront dévoilés. Le spectacle de clôture aura lieu à la bonne franquette durant la fête des voisins le 27 août prochain.

Restez à l’affût de la programmation d’activités en visitant la page Facebook de la Rue de la poésie !