Le festival Petits bonheurs arrive avec les premières fleurs du printemps. Ce rendez-vous culturel s’adressant aux enfants de 0-6 ans et leurs parents est né il y a 13 ans dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Un réseau Petits bonheurs s’est aussi construit au fil du temps dans plusieurs régions du Québec. Cette année à Montréal, l’événement est présenté du 5 au 14 mai. L’équipe du festival s’est une fois de plus surpassée pour proposer aux tout-petits une programmation riche, étonnante et diversifiée.

Que l’on discute avec les organisateurs de Petits bonheurs ou avec son cofondateur, l’agent culturel de la maison de la culture Maisonneuve, Pierre Larivière, tous ont le même discours : les jeunes enfants sont des spectateurs à part entière. M. Larivière est convaincu de l’importance de permettre aux jeunes de s’ouvrir à la culture : « La beauté appartient à tout le monde! Aux gens riches, aux gens pauvres, aux enfants, aux adultes. La beauté, on peut la voir dans le théâtre, la danse, la musique, dans toutes sortes de choses. L’accessibilité aux arts et à la culture est excessivement importante. La culture est une clé dans la vie autant que l’éducation. »

La directrice artistique de Petits bonheurs, Marion Delpierre, travaille fort pour que les petits aient chaque année accès à des spectacles diversifiés de qualité. Elle prend son public au sérieux et veut bien le servir : « On va toujours chercher des activités innovantes qui sortent du lot. Les tout-petits sont des spectateurs qui savent entendre avec finesse, comprendre sans explication, éprouver et ressentir des émotions face à la proposition artistique. »

Pour sa 13e édition, le festival propose 22 spectacles dont trois bancs d’essai, plus d’une trentaine d’ateliers de sensibilisation aux arts, une exposition, une mise en lecture, des courts métrages de l’ONF et quatre activités pour les professionnels. Petits bonheurs présente des créations québécoises et étrangères.

Marion Delpierre donne quelques exemples d’activités à ne pas manquer : « Nous présentons à la maison de la culture Maisonneuve, pour les 5 ans et plus, une nouvelle création du Théâtre Ébouriffé intitulée Des pieds et des mains. Aussi, les enfants de 1 à 3 ans doivent voir Un tiroir de neurones miroirs. C’est un spectacle de la compagnie française Cincle Plongeur. À la bibliothèque Mercier, les bébés de 0 à 15 mois et leurs parents sont invités à participer à l’activité Bébés musiciens, offerte par Le Jardin Musical. »

La 13e édition des Petits bonheurs est dédiée au réalisateur et scénariste André Melançon, ancien parrain du festival. M. Melançon aimait dire que cette rencontre des arts avec les tout-petits est « la bougie d’allumage de l’imaginaire ». Quant au Dr Gilles Julien et à Marc Hervieux, ils sont respectivement parrain et porte-parole de l’événement. Pierre Larivière explique que l’équipe des Petits bonheurs a ainsi voulu faire valoir que la petite-enfance n’est pas un univers uniquement lié aux femmes : « On veut des pères! On a voulu casser le moule d’associer la petite-enfance aux mères, aux femmes. Il faut que ce soit l’ensemble de la communauté, y compris les pères. Un projet comme celui-là est inclusif, c’est un projet où toute la famille doit s’impliquer. » Ce qui n’a pas empêché Sophie Cadieux de se joindre au festival à titre de porte-parole cette année.

Le festival Petits bonheurs permet aux enfants et aux parents de s’émerveiller, de vivre de nouvelles expériences, d’aller vers les autres et d’échanger. « Le spectacle est autant sur scène que dans la salle. C’est ça qui est magique! », confie M. Larivière.

Programmation complète: petitsbonheurs.ca